Les Frivolités Parisiennes remettent au goût du jour l’Opéra Comique

Si comme moi vous ne savez pas trop ce qu’est l’Opéra Comique, alors ces quelques lignes sont pour vous !

J’ai eu la chance hier soir d’assister à la Générale de L’Ambassadrice, opéra-comique de D.F.E Auber en trois actes qui est proposé dans les règles de l’art par la Compagnie des Frivolités Parisiennes au Théâtre de l’Alhambra ce week-end.

C’est au cœur de l’opéra-comique, de l’opéra-bouffe et de l’opérette que voyage la compagnie des Frivolités Parisiennes, née de la passion de deux jeunes musiciens professionnels, Benjamin El Arbi et Mathieu Franot, pour le répertoire lyrique français romantique.

Son travail de représentation fidèle et abouti (orchestre de 25 musiciens) lui permet de redonner à ce genre la place prépondérante qu’il avait dans la programmation culturelle du XIXe siècle.

Cette compagnie a la louable volonté de faire redécouvrir à un large public ce répertoire, savant mélange de musique et de théâtre, véritable pièce du patrimoine culturel parisien et trait d’union entre la culture populaire et la musique savante.

La troupe se produit ainsi dans des lieux culturels divers, car elle a le désir de partager ce patrimoine avec les plus jeunes.

Le magnifique 1er rôle de la pièce : Magali Leger

L’Ambassadrice est l’œuvre de deux amis et proches collaborateurs, auteurs prolifiques, Auber et Scribe qui forment l’un des grands duos à succès du monde dramatique du XIXe siècle.

Créée à l’Opéra-Comique en 1836, l’oeuvre a été jouée pratiquement sans interruption jusqu’en 1873. Après le conflit de 1870, le personnage de l’ambassadeur de Prusse devient importun, et à l’heure des conflits mondiaux du XXe siècle, ce chef-­‐d’oeuvre tombe peu à peu dans l’oubli. C’est à l’heure des célébrations du cinquantenaire du Traité de l’Elysée que renaît cette oeuvre, montée pour la première fois depuis 130 ans.

Pitch : L’intrigue naît dans les coulisses de l’Opéra de Munich : Henriette, jeune cantatrice aussi douée artistiquement qu’ambitieuse socialement, se laisse enlever par l’ambassadeur de Prusse sur sa simple promesse de l’épouser. Mais la parvenue déchante bien vite au contact de la Cour et de sa belle famille : c’est alors qu’elle se souvient des avances du ténor de la troupe, le jeune Bénédict, et songe à retourner sur les planches… d’autant que sa rivale Charlotte est à son tour courtisée par le frivole ambassadeur !

Pour les amateurs de spectacle vivant, comme moi, cette pièce est l’occasion de découvrir un genre tombée en désuétude et qui reste pourtant très plaisant, léger et divertissant.

Benjamin El Arbi et Mathieu Franot

L’Ambassadrice par la Compagnie des Frivolités Parisiennes

Théâtre de l’Alhambra / 21, rue Yves Toudic – Paris 10e

Vendredi 4 (21h), Samedi 5 (21h), Dimanche 6 (16h) Janvier 2013

Durée : 2h30 avec entracte

Places à 48€ et 36€ / Bon plan : tarif réduit à 20€ pour les moins de 25 ans

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3 réflexions au sujet de « Les Frivolités Parisiennes remettent au goût du jour l’Opéra Comique »

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