Petite sélection des expos de février

Ce n’est pas parce qu’il fait froid qu’il faut rester chez soi ! J’ai eu la chance ce mois-ci de visiter des expositions passionnantes et très variées. À Paris, le choix est vaste et on n’a jamais fini de découvrir de petites pépites. La culture permet aussi de voyager sans bouger. Et il n’y a pas que Paris ! Prêts pour le voyage ?

Pour cette sélection de février, direction d’abord la Finlande, puis nous ferons un crochet par Vienne avant de mettre le cap sur Montmartre pour découvrir un musée de la capitale plutôt méconnu.

Je vous emmènerai ensuite explorer les forêts tropicales à la découverte de certains de ses habitants. Enfin, nous ferons un petit saut à Strasbourg pour visiter l’exposition présentée actuellement au musée Tomi Ungerer.

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Impressions d’Helsinki à l’Institut Finlandais

J’avoue, je ne connaissais pas ce centre culturel sis en plein Quartier Latin.

Parmi les bonnes raisons d’aller y faire un saut en ce moment, l’exposition Impressions d’Helsinki, qui présente les oeuvres de quatre illustrateurs : Antti Kalevi, Leena Kisonen, Hanna Konola et Matti Pikkujämsä. Tous ont travaillé avec Kauniste, un éditeur textile basé à Helsinki.

Les œuvres ont pour point commun une palette de couleurs gaies qui, je trouve, fait beaucoup de bien en plein hiver. Elles sont présentées dans l’espace Café de l’Institut. On peut donc les admirer tout en dégustant son café. Il paraît que leurs gâteaux sont délicieux, mais le soir de ma venue, il y avait eu une razzia dessus…

À l’entrée, vous découvrirez une sélection d’objets de jeunes designers d’Helsinki. Des nappes, couvertures etc. qui font de jolies idées cadeaux. Moi, j’aurais bien ramené une des oeuvres présentées, à vrai dire !

Dans le cadre de cette exposition, l’Institut propose des ateliers créatifs pour adultes et enfants. Nous ne les avons pour le coup pas testés, mais ils nous semblent suffisamment intéressants pour vous les recommander.

  • Petits paniers textiles

Dimanche 8 mars à 10h ou à 15h avec Hélène Pinaud et Julien Schwartzmann, un jeune couple d’architectes passionnés par le design, la décoration, le graphisme et la photographie. Au programme : comment réaliser un panier décoratif avec du tissu imprimé Kauniste. À utiliser pour ranger vos petits objets dans la chambre, le bureau, la salle de bains…
Tarif 25 € (matériel compris, boisson offerte).

  • Bonhommes à motifs, avec Steffie Brocoli

Dimanche 22 mars à 10h, à 14h ou à 16h avec  la jeune illustratrice française Steffie Brocoli. Avec elle, les artistes en herbe de 5 à 10 ans pourront laisser libre cours à leur imagination et réaliser une galerie avec de drôles de portraits !
Les enfants s’initieront d’abord à la création de motifs sur papier, puis passeront au collage et au dessin au feutre pour donner vie sur le papier à des bonhommes rigolos avant de repartir avec leur création.
Tarif 12 € (matériel compris, boisson offerte)
Atelier réservé aux enfants de 5 à 10 ans.

Horaires de l’Institut :
du mardi au samedi de 9 h à 18 h / dimanche de 10 h à 18h

Exposition Impressions d’Helsinki
Jusqu’au 28 mars 2015
Institut finlandais
60 Rue des Écoles – 75005 Paris
Le bon plan : l’entrée est gratuite !

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Au temps de Klimt, la Sécession à Vienne à la Pinacothèque de Paris

L’exposition nous plonge dans la Vienne de 1900, au cœur de l’empire austro-hongrois, qui voit l’éclosion d’un mouvement artistique majeur connu sous le nom de Sécession. Gustav Klimt en est l’un de ses représentants majeurs.

C’est en  1897 que Klimt fonde la Vereinigung Bildender Künstler Österreichs Secession, plus célèbre sous le nom de Sécession. Le but :  s’affranchir de l’académisme de son époque et créer en toute liberté. En 1902, la Sécession rend hommage à Beethoven.

Klimt réalise son interprétation de la Neuvième Symphonie, qu’il nomme Frise Beethoven. Cette oeuvre de plusieurs mètres de long est reconstituée à l’échelle et présentée pour la première fois en France.

Mais c’est la figure féminine qui occupe surtout Klimt. Une Terra incognita que son contemporain  Freud cherche aussi à sonder. Les femmes de Klimt apparaissent tantôt fragiles, tantôt sulfureuses.

Parmi ses chefs-d’œuvre, Judith, dont les applications de feuilles d’or et d’argent reproduisent les effets de la joaillerie.

En 1903, Josef Hoffmann, Koloman Moser et l’industriel Fritz Waerndorfer fondent les Wiener Werkstätte, « Ateliers viennois ». Objectif : allier les beaux-arts aux arts décoratifs afin de créer une forme d’art total accessible au plus grand nombre, où les arts appliqués trouveront un nouveau souffle.

Les Ateliers produiront notamment des pièces de mobilier, des bijoux et des céramiques, dont on peut admirer quelques pièces dans l’exposition.

 

 

 

Environ 10 ans après la fondation de la Sécession, émerge en ligne directe une nouvelle génération d’artistes tels Egon Schiele et Oskar Kokoschka. La Sécession est à l’origine d’un des courants majeurs de l’art moderne, l’expressionnisme.

Exposition Au temps de Klimt, la Sécession à Vienne
Jusqu’au 21 juin 2015
Pinacothèque 8, rue Vignon – 75 009 Paris
Plein tarif 13 € – Tarif réduit 9 €
Un audioguide sera offert aux visiteurs individuels en visite libre

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Les Cahiers dessinés – l’art du dessin à la Halle Saint Pierre

La Halle Saint Pierre est le centre culturel parisien dédié à l’art brut. Pour sa première exposition 2015, la Halle Saint Pierre invite la maison d’édition Les Cahiers dessinés.

Plus de 500 œuvres de tous types, réalisées par 67 artistes, y sont présentées : dessins d’humour, de presse, d’artistes…

Bref, un panorama extraordinaire de cet art foisonnant souvent négligé.

L’exposition présente des dessins d’artistes parmi lesquels Victor Hugo et Vallotton.

Les dessins d’humour ont évidemment leur place.

J’ai personnellement retrouvé avec plaisir Mix & Remix et Bosc, également à l’honneur dans une exposition à Strasbourg dont je vous parlerai plus bas.

Parmi les découvertes, j’ai été touchée par l’oeuvre sensible d’Anne Gourouben, dont les dessins émergent d’un brouillard qui est celui d’une mémoire familiale douloureuse.

L’exposition fait également la part belle aux portraits dessinés.

Cette exposition, sur laquelle plane le souvenir de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous et Honoré, et qui fait le point sur deux siècles de dessins, est une des incontournables du moment.

Exposition Les Cahiers dessinés
Jusqu’au 14 août 2015
Halle Saint Pierre
2, rue Ronsard – 75018 Paris
Tarif plein : 8 € – Tarif réduit 6,50 €

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Sur la piste des grands singes au Jardin des Plantes

Que savons-nous des grands singes ? Cette exposition formidable, conçue par le Muséum national d’Histoire naturelle, propose de partir à la rencontre des chimpanzés, gorilles et orangs-outans dans leur environnement.

Courez-y ! Le parcours guide le visiteur pas à pas avec de nombreux supports interactifs très intelligemment conçus. De quoi séduire les adultes comme les enfants.

Vous ferez d’abord connaissance avec les grands singes. Vous apprendrez par exemple grâce à un puzzle à distinguer un orang-outan de Bornéo d’un orang-outan de Sumatra.

L’exposition présente le travail des scientifiques, paléontologues et généticiens. De petits films permettent de les accompagner sur le terrain. Saviez-vous qu’il y a eu des grands singes en Europe pendant plusieurs millions d’années ?

L’exposition retrace également l’histoire des connaissances sur les grands singes. Au XVIIe siècle, avec les colonies, les Européens voient arriver les premiers chimpanzés et orangs-outans d’Afrique et d’Asie. Les singes deviennent des bêtes de cirque ou font l’objet d’expérimentations scientifiques cruelles.

Heureusement, le travail de certains scientifiques change notre regard sur ceux qui sont nos cousins. Trois femmes s’engagent sur le terrain pour la sauvegarde des grands singes : Jane Goodall, Birute Galdikas et Dian Fossey, qui le paiera de sa vie.

La 4e partie de l’exposition plonge le visiteur dans une forêt tropicale et permet d’appréhender le travail des chercheurs sur le terrain. On apprend ainsi qu’il faut parfois 10 ans pour habituer une communauté de chimpanzés ou un groupe de gorilles.

Un exercice amusant permet de retrouver les outils que les grands singes utilisent. J’ai aussi appris que les grands singes pratiquent l’automédication : lorsqu’ils toussent, les chimpanzés mastiquent parfois de l’écorce d’Eucalyptus, plante connue pour calmer la toux.

La dernière partie de l’exposition alerte sur les menaces qui pèsent sur les grands singes : trafic, déforestation. Des dispositifs multimédia permettent notamment d’appréhender les bons comportements à adopter pour enrayer le trafic d’animaux.

Des débats (gratuits et ouverts à tous) à l’auditorium de la Grande Galerie de l’Évolution viennent compléter cette expo.

  • Les grands singes et la forêt – lundi 9 mars, à 18h
  • L’évolution des grands singes – lundi 1er juin, à 18h
  • Conservation : comment agir pour préserver les grands singes – lundi 12 octobre, à 18h

À noter que le Muséum lance une campagne d’appel aux dons (par chèque ou en ligne) pour lutter contre le braconnage des chimpanzés en Ouganda.

Exposition Sur la piste des grands singes
Jusqu’au 21 mars 2016

Museum National d’Histoire Naturelle
Jardin des Plantes — Grande Galerie de l’Évolution
36, rue Geoffroy Saint-Hilaire – 75 005 Paris

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Bosc De l’humour à l’encre noire au Musée Tomi Ungerer

Son nom ne vous est peut-être pas connu, mais ses dessins vous sont sûrement familiers. Bosc (1924-1973) est l’un des plus grands dessinateurs d’humour français du XXe siècle.

Il a inspiré toute une génération de dessinateurs. Fin observateur des comportements humains, ses dessins sont intemporels.

Son regard se porte sur la société et la politique, mais aussi sur le couple. Le quotidien et ses petits riens lui inspirent des dessins pleins d’ironie et de poésie.

Dans son viseur notamment, l’art contemporain et ses dérives. A savourer…

Marqué par la guerre d’Indochine à laquelle il a participé, Bosc dénonce les horreurs et les absurdités des conflits armés.

Bosc a inspiré entre autres Sempé et deux chers disparus : Cabu et Wolinski. L’exposition présente d’ailleurs la dernière « une » de Hara-Kiri et la première de Charlie Hebo. Émouvant.

 Bosc De l’humour à l’encre noire
Jusqu’au 1er mars 2015
Musée Tomi Ungerer
2, av. de la Marseillaise – Strasbourg
Tarif normal : 6,5 € – Tarif réduit : 3,5 €

article écrit par Sandrine
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4 réflexions au sujet de « Petite sélection des expos de février »

    • Oui, l’exposition « Les Cahiers dessinés » est une des incontournables du moment, j’espère avoir donné aux lecteurs du blog l’envie d’y aller.

    • Merci à vous, Anne !
      J’encourage vraiment nos lecteurs à découvrir l’exposition à la Halle St-Pierre et notamment votre oeuvre, qui est par ailleurs éditée aux Cahiers dessinés (numéro disponible à la librairie du musée). N’hésitez pas à nous faire part de vos expositions, que nous relaierons avec plaisir.
      Sandrine

      Exposition Les Cahiers dessinés
      Jusqu’au 14 août 2015
      Halle Saint Pierre
      2, rue Ronsard – 75018 Paris

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