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Mademoiselle fait son cinéma d’avril

par JulieBrando
Publié :Mis à jour :

En avril, le cinéma est plus que jamais à l’honneur, avec plusieurs événements dédiés aux 120 ans de la création du septième art. Le mois idéal pour parfaire votre cinéphilie !

Et parce que Mademoiselle Bon Plan tient à célébrer cet anniversaire comme il se doit, elle est partie à la rencontre du glamour Hollywoodien, avec des artistes que l’on ne présente plus : Ryan Gosling, Charlize Theron ou encore Russell Crowe. Au mois d’avril ne te découvre pas d’un….film !

ryan gosling

Lost River : Ryan Gosling dans la cour des grands

On se souvient du Ryan Gosling de N’oublie jamais, de son mutisme ravageur dans Drive, ou encore de ses leçons de séduction dans Crazy, stupide, love. Mais aujourd’hui, Ryan Gosling endosse un nouveau costume, celui de réalisateur et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec Lost River, il fait une entrée fracassante.

Nous sommes partis à sa rencontre, pour mieux saisir, son étrange épopée abyssale.

Ryan goslingRyan gosling

Ryan gosling

L’arrivé de Ryan Gosling à Paris a déchaîné les foules et les fans de sa belle gueule empreinte de mystère. Il était là, et il l’a fait savoir au plus grand nombre (et ce n’est pas pour nous déplaire). Mais c’est pour défendre un cinéma bien loin des chemins étriqués du grand Hollywood, un cinéma de la liberté, où le metteur en scène jouit d’une expressivité sans obstacles.

Il l’affirme : son intention était de filmer la misère sociale, ce qui se cache derrière ce « rêve américain » si fantasmé. C’est en se rendant à Détroit qu’il se confronte au réel, à ces hommes et femmes démunis, à ce qui se dissimule derrière ces murs délabrés. Une Amérique des profondeurs, sombre et cruelle, qui consume la part d’humanité de villes endormies, comme oubliées, laissées à l’abandon.

Ryan gosling et Reda Kateb

Lost River prend la forme d’un conte de fée, un parti pris intéressant, qui permet d’aller au delà de la réalité, de dégager de l’intemporalité des questions et préoccupations universelles. Lost River, est une ville maudite, hantée par une malédiction enfouie sous les flots. Des fonds, doit ressurgir la rédemption, une ouverture vers l’avenir, pour ces habitants que la détresse émotionnelle et physique mène à la destruction.

Une mère célibataire veut sauver son foyer, elle suivra le mal dans son antre, pour changer son destin. Deux adolescents veulent conjurer le sort, et mettre fin au règne de la peur et de la violence. Un chauffeur de taxi (excellent Reda Kateb) prince des temps modernes dans son carrosse jaune, observe ce mal d’un regard bienveillant.

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Au fil de cette expérience étrange et énigmatique, on entendrait presque murmurer « Silencio! », tant l’onirisme morbide d’un David Lynch s’empare de l’atmosphère.

Ryan Gosling mise tout sur une esthétique oppressante et fascinante que l’on observe minutieusement dans une impression de déjà vu : Gaspard Noe, Nicolas Refn, Dario Argento, pour ne citer qu’eux. L’élève s’inspire des maîtres au point de s’effacer.

Lost River

Mais on salue un travail de réalisation, soigné et inspiré, qui crée un sentiment d’étouffement, de malaise, de culpabilité et de pitié chez le public.

On entre dans ce cabaret des horreurs, comme dans le mystérieux théâtre de Mullholand Drive, spectateur de la violence et de l’indicible. Une descente aux enfers parfaitement orchestrée! Silencio !

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De Ryan Gosling, avec Christina Hendricks, Saoirse Ronan, Reda Kateb, Eva Mendes
Durée : 1h35
en salle depuis le 8 avril 2015

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La Promesse d’une vie : Russell Crowe lost in translation …

La promesse d'une vie afficheQu’il soit en jupette au coeur du Colisée, un génie schizophrène, le papa de Superman ou encore un amateur de fléchettes dans la forêt de Sherwood, Russell Crowe crève l’écran, et mérite qu’on lève le pousse vers le haut à chacune de ses apparitions. Oui, mais voilà, cette fois-ci, appelé par l’envie de passer derrière la caméra, Maximus risque de se faire manger tout cru.

Avec La Promesse d’une vie ( The Water Diviner), Russell Crowe s’improvise porte-parole patriotique, en rendant hommage aux soldats australiens tombés dans la tristement célèbre « bataille des Dardannelles » qui opposa les troupes de l’empire Ottoman, aux forces Alliées, lors de la première guerre mondiale, en Turquie.

Alors que le « Anzac Day » (fête nationale) vient d’être célébré le 25 avril en Australie (en commémoration de la bataille), Russell Crowe a sorti sa caméra et trouvé là un sujet fort , et l’occasion idéale de rendre à César ce qui appartient à César.

Un film réalisé par un australien, sur l’Histoire Australienne et tourné en Australie. Ce qui méritait (bien entendu) une reconnaissance de ses pairs qui lui ont récemment décerné le « AACTA Award » (oscars australiens) du meilleur film. Un héros national est né… Oui, mais est-ce mérité…

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Et bien de l’autre côté du globe, nous sommes plus sceptiques quant à la vraie valeur du film. Russel Crowe s’est rendu à Paris, plein de bonnes intentions à l’égard du public, et jouant agréablement le jeu des questions/réponses. Son film, il l’offre au monde, tel Simba présenté à la foule dans « Le Roi Lion ». C’est son premier né, son oeuvre, son hommage, mais voilà, la magie n’opère pas.

L’ambition est palpable…L’histoire de ce père de famille qui a promis à son épouse de ramener le corps de ses trois fils tombés 5 ans plus tôt dans la bataille de Gallipoli, avait tout pour devenir l’une de ces grandes épopées historiques que le cinéma chérit. La première scène symbolise à elle seule l’identité du film : un grand puits dans un désert, dans lequel le personnage s’enlise jusqu’à prendre l’eau.

Russel Crowe

Voilà qui résume parfaitement le film, dont la portée historique s’installe dans les tranchées d’une guerre vraisemblablement peu comprise, voire limitée à quelques jolis moments de batailles, noyés dans un pathos insupportable.

Le réalisateur observe l’histoire avec un regard naïf et un patriotisme aveuglant, qui l’empêchent d’aller au bout de sa vision.

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Olga Kurylenko minaude et forme avec Russell Crowe l’un de ces duos pseudo-romantiques auxquels on ne croit pas une seconde. Passé à côté de son histoire, Russell Crowe multiplie les erreurs, et réalise un premier long tout en maladresse. Des premiers pas fébriles, qu’on lui pardonne ! C’est Maximus tout de même !

De et avec Russell Crowe, Olga Kurylenko, Yilmaz Erdogan
Durée : 1h51
en salle depuis le 15 avril 2015

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Dark Places : Charlize Theron lost in memories

Après Ryan Gosling et Russell Crowe, c’est la divine Charlize Theron qui nous a fait l’honneur de sa présence, pour nous présenter « Dark Places », d’après un roman signé Gillian Flynn, auteure à succès de « Gone Girl ».

Charlize Theron

C’est dans une salle noire de monde, que le silence s’est fait entendre, tant l’attente était insoutenable. La sublime égérie de Dior, allait fouler de ses escarpins de verre, le sol d’un cinéma parisien, centre (ce soir-là) de toutes les attentions. Ces messieurs retenaient leur souffle, ces dames ne cachaient pas leur jalousie.

Puis elle est arrivée, accompagnée du réalisateur Gilles Paquet-Brenner, de l’auteure Gillian Flynn, et du nouvel acteur en vogue, Nicholas Hoult. Oui, elle est grande, oui elle est superbe, oui elle scintillait de mille feux, et en plus, elle excelle dans la comédie. Sans oublier que madame, est aujourd’hui la compagne de Sean Penn. Bref Charlize Theron semble tout faire pour énerver la totalité de la gente féminine.

Charlize Theron et Nicholas Hoult

C’est que ce soir-là, la pression était grande pour miss « J’adore » ! Elle porte le film « Dark Places » de bout en bout ». Et difficile est la tâche de faire aussi bien que Rosamund Pike dans le « Gone Girl » de David Fincher, adapté également d’un roman de Gillian Flynn.

Charlize Theron impose sa froideur légendaire, son regard perdu vers un passé douloureux, avec une aisance tout à fait respectable.

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Elle incarne Libby Day, une jeune femme qui défraya la chronique 30 ans plutôt, assistant au meurtre de ses soeurs et de sa mère, dans la ferme familiale. Son frère Ben, est alors désigné comme le meurtrier et envoyé derrière les barreaux.

Sauf que l’affaire refait surface lorsqu’un groupe de fans de faits divers, se penche sur le dossier pour faire éclater la vérité. Libby doit, à son grand regret, repousser les portes du passé, pour en faire ressurgir ses plus sombres secrets.

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Suite au succès du film de David Fincher, « Dark Places », était attendu comme le nouveau « Gone Girl » : une histoire bien ficelée, un suspens haletant, des personnages torturés comme on les aime.

Dark-Places-Charlize-TheronOui mais voilà, cette fois-ci la mayonnaise ne prend pas ! A trop jouer avec les nerfs du spectateur, dans l’attente d’un denouement qu’il espère « spectaculaire », le film traîne en longueur et finit par lasser.

Cependant, la mise en scène, plutôt inspirée, ouvre différents tiroirs, dans le but de saisir toute la noirceur d’une Amérique totalement paumée. Charlize Theron, imperturbable, fait le lien avec ce passé trouble et impose un classicisme confondant.

Mention spéciale également à Christina Hendricks (Mad Men), qui incarne avec brio cette mère de famille perdue, dont les désillusions, font écho à ce décor de ferme familiale sordide et insipide. Une peinture sociale plutôt réussie mais qui ne masque pas les défauts d’une rythmique peu maîtrisée.

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De Gilles Paquet-Brenner, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Tye Sheridan, Christina Hendricks
Durée : 1h53
en salle depuis le 8 avril 2015

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Harry Potter, l’exposition : Bienvenue à Poudlard !

HARRY-POTTER-L-EXPOSITION-_3040607005143474216Après avoir créé l’événement avec l’exposition « Star Wars identities », la cité du cinéma deLuc Besson, accueille à bras ouverts, le petit sorcier le plus célèbre du monde. « Harry Potter, l’exposition » ou le retour du monde enchanté de J.K Rowling, 4 ans après la sortie du dernier opus dans les salles.

C’est avec un enthousiaste presque enfantin que nous franchissons la grande porte d’entrée de l’exposition, où l’on n’a qu’une hâte, découvrir toute la magie de Hary Potter qui est dissimulée de l’autre côté.

La première surprise met en appétit: une jeune sorcière installe de jeunes enfants sur un tabouret et leur place le choixpeau magique sur la tête. Gryffondor! Serpentard! Pour nous, comme pour ces jeunes visiteurs, c’est la rentrée à Poudlard.

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Très ludique et mettant l’accent sur les coulisses de la franchise à succès, la visite passe de décor en décor, du Poudlard Express, aux portraits animés des murs du château, en passant par le dortoir des élèves, sans oublier la sombre forêt interdite et la grande salle de banquets, illuminée par ses bougies ensorcelées qui flottent dans les airs.

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Qui n’aurait pas envie de crier Expelliarmus! ou Wingardium Leviosa!, en voyant les baguettes de Harry, Hermione ou Ron, utilisées pour les films? Des centaines d’objets exposés sous nos yeux, qui nous replongent dans l’imaginaire extrêmement riche d’une saga qui ne cesse de fasciner.

La carte du Maraudeur, les Horcruxes, les livres de magie, les créatures enchantées, les costumes du bal de Noël, la coupe de feu, le vif d’or, tout y est ! Poudlard n’a plus aucun secret pour le visiteur qui devant chaque objet ou costume se rapproche un peu plus des héros qu’il a tant admirés.

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Pour les quelques veinards, qui ont eu la chance de se rendre au Warner Studio Tour de Londres, la visite paraîtra courte. D’où l’interêt de se proccurer les audio guides, qui fourmillent d’informations complémentaires sur le processus de création des décors, objets, costumes ou encore créatures des films.

Mais qu’importe, quel plaisir d’entrer dans la cabane de Hagrid, de lancer un souaffle dans les cercles d’un stade de Quidditch, d’entendre crier une mandragore ou chanter la grosse dame de Gryffondor. C’est une bonne bouchée de madeleine proustienne que l’on avale avec un plaisir intense.

JK Rowling a su créer un monde singulier, peuplé de personnages inoubliables un empire qui aujourd’hui est venu jusqu’à nous. « Méfait accompli ! »

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Jusqu’au 6 septembre 2015, à la Cité du Cinéma

20 rue Ampère, 93200 Saint-Denis

Horaires: 10h30-19h en semaine
9h30-20h les week-end et jours fériés
Prix de l’entrée : de 15 à 22 €

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