Nous voilà de retour dans les Landes (en Nouvelle-Aquitaine) avec le photographe préféré ! Pour cette escapade en septembre 2026, nous avons pris les petites routes du sud du département, du côté de la Chalosse, avec le foie gras comme fil conducteur. Au programme, des rencontres chez les producteurs, mais aussi une abbaye, des ateliers d’artisans, des bonnes tables et des visites de patrimoine. Et ces routes gourmandes donnent aussi l’occasion de découvrir cette partie moins connue des Landes, autour de l’Adour (un fleuve qui prend sa source dans le massif pyrénéen).
Nous sommes donc partis à la découverte des nouvelles Routes landaises du foie gras, lancées au printemps 2026. Elles se déclinent en 6 circuits qui associent fermes, restaurants et visites, dont nous avons exploré plusieurs étapes : Mugron, Saint-Sever, Eugénie-les-Bains ou encore Brassempouy. Nous avons ensuite terminé le séjour à Dax. Si vous préparez un séjour plus large dans le département, vous pouvez aussi retrouver mes précédentes découvertes autour du Printemps des Landes et dans le Bas-Armagnac à l’automne. Ici, je vous emmène donc surtout à la rencontre de ceux qui produisent, cuisinent et font vivre ce coin des Landes.











Sommaire
Préparer son escapade sur les Routes landaises du foie gras
Il n’y a pas un itinéraire unique à suivre, mais 6 circuits à composer selon vos envies. On peut s’intéresser au foie gras et aux vins de Tursan, à l’oie et au canard, aux associations sucrées-salées, aux grandes maisons, au travail de la plume ou encore aux fermes avec vue. Pour information, il existe également d’autres circuits autour des Routes landaises de l’Armagnac, pour les amateurs de ce produit (qu’on affectionne particulièrement avec le photographe préféré).
De notre côté, nous avons suivi un mix entre plusieurs itinéraires, notamment la Route n°1 « Foie gras et vin de Tursan, une harmonie gourmande », la Route n°2 « Oie ou canard : à qui la palme ? », la Route n°3 « Fermes avec vue… » et la Route n°6 « Route d’exception chez les Grands Noms du Foie Gras français » pour la partie sur Dax. Au programme des rencontres chez les producteurs qui nous ont amenés à découvrir la vie des exploitations, et quelques visites patrimoniales et culturelles. C’est ce parcours entre gourmandise, histoire et artisanat que je vous propose de retrouver ci-dessous.



Les Automnales du foie gras et de l’Armagnac
Si vous passez dans les Landes en octobre, vous tomberez en plein dans « Les Automnales du foie gras et de l’Armagnac », du 1er au 31 octobre 2026. Pendant tout le mois, une vingtaine de chefs landais proposent des « Menus Signature » qui associent le foie gras et l’Armagnac (de l’entrée jusqu’au dessert, parfois !) ; des producteurs ouvrent aussi leurs portes pour des visites-dégustations, des ateliers de découpe de canard ou des repas paysans à la ferme. Les amateurs d’Armagnac pourront aussi faire un tour à Labastide-d’Armagnac, qui fête son eau-de-vie les 24 et 25 octobre.
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Infos pratiques :
- Pour rejoindre les Landes depuis Paris, nous avons pris le train à la gare de Montparnasse jusqu’à Dax, soit environ 3h15 de trajet (la durée varie selon le train).
- Une voiture est ensuite pratique pour circuler entre les fermes et les villages.
- Pensez à prévoir vos visites chez les producteurs à l’avance, surtout si vous souhaitez les rencontrer : leur travail ne se limite évidemment pas à l’accueil des visiteurs.
Routes landaises du foie gras
Landes, Nouvelle-Aquitaine
Que voir et que faire à Mugron et dans les environs ?
Surnommée le « belvédère de la Chalosse », ou aussi le « balcon des Landes », Mugron est une ancienne cité fortifiée perchée sur un coteau, avec l’Adour au pied de la colline et une belle vue sur la vallée jusqu’à la forêt des Landes. C’est aujourd’hui un petit village (dont la mairie occupe l’ancien château), mais il faut l’imaginer bien plus gros et très riche au XVIIIème siècle, avant que le phylloxéra ne mette fin à la viticulture du coin : vous allez vite comprendre pourquoi en poussant la porte du chai d’Antin !




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Découvrir Rouge Garance et la charpente du chai d’Antin
Je ne m’attendais vraiment pas à trouver ça à Mugron ! Chez Rouge Garance, la visite commence dans une boutique de céramiques, de tissus, de coussins et d’objets de petits artisans, parmi lesquels les créations des propriétaires. Mais à l’étage, c’est une immense charpente en chêne qui couvre une galerie d’art. C’est d’ailleurs la plus grande charpente en bois d’un édifice civil en France, et elle date du XVIIIème siècle. Dans les années 1750, Servat, un bourgeois de Paris devenu collecteur de la dîme, fit construire ce chai pour y entreposer les produits collectés. Nous avons découvert cet incroyable bâtiment, le chai d’Antin, lors d’une visite guidée avec René Hutt.
Il nous a raconté le passé de cet ancien chai d’abondance, où l’on stockait du vin, des grains et d’autres productions. Mugron était alors un port de commerce sur l’Adour, et l’activité viticole des environs participait à sa richesse. Il faut imaginer jusqu’à 600 barriques de vin, du grain à l’étage, du tabac et même des jambons tout en haut ! D’après René, il aurait fallu environ 6 hectares de chênes pour façonner la charpente, et le bâtiment a même servi d’église dans les années 1860.










Rouge Garance, chai d’Antin
11 rue Jean Darcet, 40250 Mugron
Visites guidées du chai les vendredis, samedis et dimanches à 15h30, 16h30 et 17h30
Tarifs des visites : individuel 5 € / enfants de 6 à 12 ans 3 €
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Rencontrer les producteurs de la ferme Birouca
À Mugron, la famille Cabannes élève des canards depuis quatre générations à la ferme Birouca, également appelée la Ferme du Foie Gras. Joël Cabannes nous a expliqué comment les différentes productions s’articulent : les céréales cultivées sur place nourrissent les animaux, la paille du blé est récupérée pour leur litière et les produits sont vendus en direct. Birouca, qui veut dire « tourne au bout », est d’ailleurs aussi le nom de leur marque.
La ferme élève des mulards, la souche de canard traditionnelle du coin, et uniquement des mâles (j’ai découvert cela, car le foie des femelles est très veiné et donc peu approprié pour la production du foie gras). Les canetons arrivent à quelques jours, restent à l’abri tant qu’ils sont fragiles, puis passent 14 semaines dehors dans les parcs, avant 10 à 13 jours de gavage au maïs entier (riche en amidon). Comme souvent en Chalosse, où les exploitations sont petites, les outils de gavage, d’abattage et de transformation sont partagés avec d’autres éleveurs et agriculteurs, au sein d’une coopérative.






La famille s’est également lancée dans la fabrication de pâtes sèches, il y a environ deux ans. Sous la marque Blondes, elles sont réalisées avec de la farine et de l’eau, sans œufs, en prenant le temps d’un séchage lent à température modérée. On trouve ainsi des pâtes à côté du foie gras, des confits, des rillettes et des gésiers dans la boutique ! La visite s’est terminée par une dégustation des produits de la ferme et par un shopping gourmand (pour ramener quelques bons produits à Paris…).





Le bon plan : Si vous voyagez en camping-car, la ferme accueille les membres du réseau France Passion pour une nuit sur place. Pensez simplement à les prévenir avant de venir !
Ferme Birouca, la Ferme du Foie Gras
155 route de Pontonx, 40250 Mugron
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Visiter l’abbaye Notre-Dame de Maylis
C’est avec le frère Colomban que nous avons visité l’abbaye Notre-Dame de Maylis. Autour de la grande église abbatiale néogothique, on découvre une ancienne chapelle et un parc, mais aussi le quotidien de la communauté bénédictine installée ici depuis 1946. Aujourd’hui, une douzaine de frères y vivent, et leur journée est rythmée par sept temps de prière. Le lieu accueille également des pèlerins et des personnes qui viennent y faire une retraite spirituelle (avec une libre participation aux frais).
Lors de votre visite, ne manquez pas d’aller admirer la petite chapelle d’origine, qui renferme une belle charpente en chêne qui date de la reconstruction de l’édifice, de la fin des années 1970 au début des années 1980, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant en bois polychrome qui remonte au XIVème siècle. Des offices y sont encore célébrés. Nous avons ensuite découvert le jardin, ainsi que le potager qui sert à nourrir la communauté et le petit rucher.









Les moines fabriquent aussi des produits qui contribuent aux revenus de l’abbaye. Frère Colomban nous a présenté notamment la tisane de Maylis (dont on a évidemment ramené une boîte, car nous sommes de grands consommateurs de tisanes avec le photographe préféré), le produit phare de l’abbaye fait à partir d’une plante étonnante, la plante de Maylis ou Lepidium latifolium. Ils fabriquent aussi leurs propres cires d’entretien, en vente à la boutique avec le miel de Maylis et avec des productions d’autres communautés monastiques.




Abbaye Notre-Dame de Maylis
315 avenue de la Chalosse, 40250 Maylis
Découvrir Saint-Sever et son patrimoine
Surnommée la « cité jacquaire », Saint-Sever est une ville d’art et d’histoire d’environ 5 000 habitants, qui surplombe là encore la vallée de l’Adour (pendant la visite, on nous a expliqué que le fleuve avait servi de fil conducteur aux premières implantations gallo-romaines, avec Saint-Sever au milieu). La ville s’est développée autour de son abbaye bénédictine, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, où a été réalisé le célèbre manuscrit du Beatus, à la demande de l’abbé Grégoire de Montaner. Dans les rues, on peut également retrouver les traces des anciens remparts, du côté de la rue du Touron ou de la tour de Bourrouilhan.
Si vous souhaitez être accompagnés pour visiter Saint-Sever, l’office de tourisme propose plusieurs visites selon les périodes : cœur de ville, abbatiale, remparts, montée au clocher ou encore visites estivales. L’été, il y a même une visite nocturne théâtralisée ! Et pour vous balader seuls, des QR codes sont installés sur les panneaux de la ville, avec la remise d’un livret pour les enfants.





Office de tourisme Landes Chalosse
Place du Tour du Sol, 40500 Saint-Sever
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Visiter l’abbatiale et faire la montée au clocher
La visite guidée de Saint-Sever commence forcément par l’abbaye, autour de laquelle la ville s’est développée (selon la légende, Saint-Sever, décapité, aurait posé sa tête à l’endroit où il fut enterré, et l’abbaye a été construite vers l’an mille autour de ses reliques). Son abbatiale est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Avec ses sept absides échelonnées et ses quelque 160 chapiteaux (plus de la moitié sont d’origine romane), il y a de quoi lever la tête un bon moment ! Regardez aussi la mosaïque romane du chœur, protégée par une plaque de verre, et les cinq colonnes de marbre qui viennent d’un palais gallo-romain. En partie détruite pendant les guerres de Religion, l’église a toujours été reconstruite.








Nous avons aussi fait la montée au clocher (via une visite guidée), qui passe par les parties hautes de l’église puis par la charpente, jusqu’à la vue sur les toits de Saint-Sever. Je vous préviens, il faut être en bonne condition physique, car vers la fin, les marches sont petites et de tailles différentes. Cette visite ne convient donc pas à tout le monde et se fait évidemment uniquement via des visites guidées !







Le bon plan : Le cloître voisin et le petit musée d’art sacré, installé dans l’ancienne salle capitulaire, sont accessibles gratuitement aux horaires d’ouverture. Pas besoin de grimper au clocher pour en profiter !



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Visiter la maison Sentex
Dans la maison Sentex, ce sont notamment les sols qu’il faut regarder : des mosaïques antiques, découvertes dans les environs au site de la villa du Gleyzia, ont été installées dans cette demeure au XIXème siècle. La visite se fait en petit groupe et permet aussi de découvrir des collections de faïences ainsi qu’un cabinet de curiosités avec des instruments médicaux.








Maison Sentex
9 Place de Verdun, 40500 Saint-Sever
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Aller voir le couvent des Jacobins
Le couvent des Jacobins fait aussi partie de la visite, avec son cloître et ses bâtiments qui accueillent aujourd’hui des manifestations culturelles. Le musée d’Art et d’Histoire du Cap de Gascogne (que nous n’avons malheureusement pas eu le temps de visiter) présente une salle dédiée au Beatus de Saint-Sever, ce manuscrit enluminé consacré à l’Apocalypse dont l’original est conservé à la Bibliothèque nationale de France.


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Où manger à Saint-Sever ? L’Art des Mets
Pour le déjeuner à Saint-Sever, nous nous sommes installés à l’Art des Mets, dans l’ancien chai des écuries du général Lamarque, natif de la ville. Murs de pierre, poutres et terrasse : le cadre est agréable, et la table est distinguée Table gourmande au Gault&Millau 2026. Le chef Nicolas Fort y travaille les produits frais du terroir au fil des saisons. Dans les verres, vous pouvez aussi découvrir une production landaise, le Tursan, qui existe en rouge comme en blanc. Et le midi l’adresse propose une formule déjeuner avec un rapport qualité/prix imbattable !








L’Art des Mets
1 chemin du Prouyan, 40500 Saint-Sever
Prix : menu du jour avec entrée du jour + plat du jour (2 choix) + café/mignardise à 16 €
Faire étape à Eugénie-les-Bains
À une vingtaine de minutes de Saint-Sever, Eugénie-les-Bains porte le nom de sa marraine, l’impératrice Eugénie, et se présente comme le premier village minceur de France : on y vient en cure pour mincir, mais aussi pour soulager ses rhumatismes… et pour la gastronomie, comme on nous l’a résumé pendant la visite guidée avec l’office de tourisme !




Tourisme Aire Eugénie
Place Gaston Larrieu 40320 Eugénie-les-Bains
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Se promener à Eugénie-les-Bains
Pour découvrir Eugénie-les-Bains, nous avons suivi le Circuit découverte, disponible sous format papier à l’accueil de l’office de tourisme. Si l’usage thermal remonte aux anciennes sources de Saint-Loubouer, la station prend son envol en 1750 avec son premier établissement, avant la création officielle de la commune en 1861. Son nom rend hommage à sa marraine emblématique, l’impératrice Eugénie de Montijo (célébrée chaque année depuis 1993 lors des Fêtes Impériales), épouse de Napoléon III. Relancée en 1962 par la Chaîne Thermale du Soleil, la station marie aujourd’hui thermalisme et gastronomie.
Le parcours relie l’église, les arènes de course landaise et les établissements thermaux. Si les jardins communaux à l’anglaise (créés en 1994-1995 et représentant l’Adour depuis sa source) manquaient d’eau en septembre quand nous y étions, en raison des restrictions, la promenade réserve une belle surprise : le musée Gaston Larrieu. Inauguré en 2025 dans l’ancienne gare de tramway (en service jusqu’en 1935), il est dédié aux toiles de ce peintre né dans le village.













Difficile de parler d’Eugénie-les-Bains sans évoquer également Michel Guérard, l’inventeur de la grande cuisine minceur. La visite nous a menés aux Prés d’Eugénie, pour découvrir les jardins, les bâtiments et les collections d’art. Cette adresse d’exception classée Palace réunit deux restaurants étoilés Michelin (la table historique 3 étoiles et la cuisine fine de L’Orangerie, 1 étoile) ainsi qu’un spa thermal très haut de gamme (la Ferme Thermale). Je précise que nous n’y avons pas dormi ni mangé pendant ce séjour : il s’agissait d’une visite des lieux. Par contre cela nous a donné très envie d’y revenir pour tester tout ça !






Thermes d’Eugénie-les-Bains
334 Rue René Vielle, 40320 Eugénie-les-Bains
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À découvrir dans les alentours d’Eugénie-les-Bains : La chapelle Notre-Dame-du-Rugby
Sur la route, nous avons fait un arrêt à la chapelle Notre-Dame-du-Rugby, à Larrivière-Saint-Savin. À l’intérieur de cette petite chapelle de pierre, on retrouve des maillots et des souvenirs déposés par des clubs et des joueurs : le lieu est devenu un lieu de pèlerinage pour les rugbymen. L’accès était libre lors de notre passage.




Chapelle Notre-Dame-du-Rugby
404 route de la Chapelle, 40270 Larrivière-Saint-Savin
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Visiter la ferme du Moulin de Labat
Damien Sourbié nous a reçus à la ferme du Moulin de Labat pour nous présenter son élevage et ses conserves. Installé depuis 2007, il élève environ 5 000 canards par an. Les canetons arrivent ici à un jour, grandissent à la ferme puis sont élevés en plein air, avant le gavage au maïs de grain entier.
Damien propose aussi des démonstrations de découpe pour montrer où se trouvent les différents morceaux et expliquer leur transformation. Ces ateliers d’environ 2 h sont gratuits, sur inscription, et c’est d’ailleurs ce qui a fait sa réputation dans le coin ! Il organise aussi une dizaine de soirées carcasses par an, qui rencontrent apparemment un certain succès. De notre côté, nous avons fait le tour de la boutique et goûté les produits, puis fait un passage près des canards et des champs. Vous trouverez aussi ses conserves au marché d’Eugénie, à la halle de Saint-Sever et dans un magasin à Mont-de-Marsan.











Ferme du Moulin de Labat
Route de Nicolas, 40320 Eugénie-les-Bains
À Brassempouy, entre Préhistoire et artisanat
Avec ses quelque 300 habitants, Brassempouy est un tout petit village de Chalosse, et c’est pourtant ici qu’a été retrouvée la « Dame à la capuche », la plus ancienne représentation de visage humain connue de la Préhistoire. Nous y avons enchaîné la visite du PréhistoSite, un tour à l’église, un passage à l’atelier du Chat d’Argent et un déjeuner au Bistroquet de la Dame, juste en face du musée.



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Visiter le PréhistoSite de Brassempouy
La Dame à la capuche est une petite figure sculptée dans de l’ivoire de mammouth il y a plus de 25 000 ans (les datations récentes parlent même de 30 000 ans), découverte dans les grottes du village à la fin du XIXème siècle. Le PréhistoSite permet d’aborder cette histoire dans trois espaces à visiter et découvrir :
- Le musée : qui présente l’histoire de la découverte des grottes et des recherches scientifiques, tout en présentant les collections archéologiques issues des fouilles, ainsi que des moulages des plus belles statuettes. En effet, la statuette présentée au musée est un moulage : l’original se trouve au musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.
- L’ArchéoParc : qui permet de comprendre les gestes et techniques préhistoriques et de participer à des ateliers.
- Le site archéologique des grottes du Pape : le site de découverte de la Dame à la capuche n’est accessible que sur visite guidée.
Nous avons découvert le site archéologique en traversant d’abord un sous-bois pour rejoindre les cavités et leurs aménagements de protection. Ses explications retracent l’histoire des découvertes et des fouilles, commencées au XIXème siècle puis reprises au XXème siècle. Il reste d’ailleurs encore des parties à fouiller, que l’on laisse volontairement pour les archéologues du futur.
Les grottes ne sont accessibles que via des visites guidées. Il existe une formule avec une randonnée d’environ 7 km aller-retour, qui occupe toute la matinée, et une formule en accès rapide (toutes deux d’avril à septembre).







Le musée, lui, se rejoint par un chemin en pente douce. Il rassemble les outils, ossements, gravures et moulages de statuettes issus de cette histoire. La visite continue ensuite à l’ArchéoParc avec la découverte des gestes reconstitués par les médiateurs : faire du feu, travailler les matériaux ou expliquer le lancer de sagaie. Je vous recommande chaudement de découvrir ces activités, pour les petits et pour les grands, cela donne une idée sensible de ce que pouvait être la vie à l’époque (et le fait que je n’aurais pas survécu longtemps vu mes talents au lancer de sagaie…).















PréhistoSite de Brassempouy
404 rue du Musée, 40330 Brassempouy
Réservation indispensable pour la visite du site archéologique ; vérifier les formules et dates de visite
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Faire un tour dans le village de Brassempouy
Dans le village, et juste à côté du musée, faites aussi un arrêt à l’église de Brassempouy. Cette église Saint-Saturnin du XIIème siècle, reconstruite au XVème siècle et classée depuis 1936, a un petit bouton rond à l’entrée qui déclenche un audioguide. À l’intérieur, nous avons découvert les voûtes peintes, dont une clef porte un personnage à l’envers. Nous avons également accédé aux parties hautes avec un accompagnateur (le maire du village en l’occurrence qui nous a gentiment fait la visite), jusqu’au clocher qui donne sur les toits du village et les collines (l’église est ouverte tous les jours, mais la montée ne se fait qu’accompagné).







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Faire un atelier céramique au Chat d’Argent
Valérie Santos, qui tient l’atelier du Chat d’Argent, est une personne très sympathique, extrêmement avenante et joviale ! Décoratrice sur faïence et porcelaine, formée aux beaux-arts, elle a ouvert son café céramique en juin 2024. Elle tient surtout à ce que les gens passent un bon moment et puissent échanger autour de l’activité.
L’atelier est installé au fond de la boutique : on choisit sa pièce, ses couleurs, puis on la décore à son idée, avec la possibilité de prendre une boisson et une douceur puisque l’adresse fait aussi salon de thé. Valérie propose également des animations avec une herboriste. Et si vous vous interrogez sur le nom du lieu, le Chat d’Argent vient d’une légende chalossaise, que je vous laisserai découvrir si vous passez chez elle.












Atelier du Chat d’Argent
27 route du Duc, 40330 Brassempouy
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Où manger à Brassempouy ? Le Bistroquet de la Dame
Juste en face du musée (tout est dans un mouchoir de poche), nous avons déjeuné au Bistroquet de la Dame, une adresse qui existe depuis 2020 et qui possède une jolie petite terrasse pour les beaux jours. On y a très bien mangé, avec la bonne cuisine du chef David Jourdan, qui utilise des produits locaux et de saison, avec en prime un service très sympathique ! C’est aussi pratique pour associer le déjeuner à la visite du PréhistoSite, sans reprendre la voiture.







Le Bistroquet de la Dame
388 rue du Musée, 40330 Brassempouy
Prix : menu en semaine le midi à 15,50 € / menu de la Dame à 33 € le soir et week-end
Terminer le séjour à Dax
Deuxième ville des Landes après Mont-de-Marsan (environ 22 000 habitants), Dax est un haut lieu du thermalisme français, avec ses 16 établissements thermaux et sa boue thermale, le « péloïde », faite de limon de l’Adour mélangé à l’eau thermale. Fondée par les Romains à un point de passage du fleuve, la cité gallo-romaine a gardé environ 400 mètres de remparts du IVème siècle (ce qui est beaucoup pour des vestiges de cette époque), sa Fontaine Chaude et, plus près de nous, l’hôtel Le Splendid, inauguré en 1929 dans un style Art déco. C’est là que nous avons commencé et terminé ce séjour (la fin tombait en plein festival Toros y Salsa), et je vous parlerai de la ville de façon plus détaillée dans un article spécifique à venir.



Où loger sur les Routes landaises du foie gras ?
Comme à mon habitude, je vous propose ci-dessous une sélection d’adresses de logements référencées dans le Guide des Routes landaises du foie gras, avec un focus sur les deux adresses que nous avons testées pendant notre séjour.
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Où loger à Montfort-en-Chalosse ? Les Chemins de Berdis
Les Chemins de Berdis, c’est une ancienne ferme du XIXème siècle que Sandrine et Jérémie ont transformée en maison d’hôtes. Installés ici en 2019, ils ont ouvert l’hébergement en 2022 et redonnent peu à peu au lieu ses activités agricoles : animaux de ferme, verger, potager, transformation des fruits et des piments… De notre côté, nous étions dans la chambre Simone, une très belle chambre, bien décorée, avec une jolie vue sur les environs ! La maison compte quatre chambres d’hôtes et un gîte, avec également une grande salle commune.
Pour le dîner, la maison propose une table d’hôtes sur demande, mais ce n’était pas possible le soir de notre venue. Nos hôtes nous avaient donc préparé des plateaux-repas et c’est sur la terrasse que nous avons dîné. Sandrine et Jérémie réalisent aussi des confitures, des sirops et des pâtes de fruits, et vendent leurs produits transformés sur les marchés.















Les Chemins de Berdis
194 chemin de Berdis, 40380 Montfort-en-Chalosse
Tarifs : 100 € pour 1 personne et 120 € pour 2 personnes (petit-déjeuner compris) / table d’hôtes 30 € par personne avec apéritif + entrée + plat + dessert + boissons (sur réservation 48 h à l’avance)
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Où loger à Amou ? Hôtel du Commerce, chez Darracq
Nous avons passé une nuit à l’hôtel du Commerce, à Amou, un établissement familial deux étoiles. Notre chambre n° 23 était grande, avec deux lits doubles et une salle de bain spacieuse équipée d’une baignoire. En revanche, elle donnait sur la rue et le passage des voitures et des camions était un peu bruyant le matin. Si vous êtes sensibles au bruit, c’est un point à prendre en compte pour le choix de votre chambre.
Le personnel était vraiment très gentil et bienveillant. Nous avons également dîné au restaurant de l’hôtel, qui propose une cuisine régionale et possède une jolie terrasse devant l’établissement. Au programme : salade landaise au foie gras chaud, magret de canard grillé aux cinq épices accompagné d’un vin local et croustade aux pommes en dessert. Côté petit-déjeuner, j’ai particulièrement apprécié l’effort pour proposer des produits locaux, comme les yaourts Yamou, fabriqués à Amou.













Hôtel du Commerce, chez Darracq
2 place de la Poste, 40330 Amou
Tarifs hôtel : chambre double à partir de 85 € / petit-déjeuner 12 € / tarif demi-pension 140 € pour un couple
Tarifs restaurant : assiette du terroir 38 € (plat avec foie gras, magret, aiguillette, confit, cœur et gésiers de canard avec légumes + croustade aux pommes maison + un verre de vin de Chalosse) / menu plat + dessert 35 € / menu entrée + plat 47 € / menu entrée + plat + dessert 55 € / menu enfant 10 €
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Deux autres hébergements sur les Routes landaises du foie gras
Pour cette étape en Chalosse, les brochures des Routes landaises du foie gras proposent aussi deux adresses dans les environs de Mugron et de Montfort-en-Chalosse. Nous n’y avons pas séjourné : je vous les signale comme des possibilités pour organiser votre parcours.
Le Château d’Arche d’Aure, à Vicq-d’Auribat, accueille des chambres d’hôtes dans une demeure du XVIIe siècle. L’établissement annonce une piscine intérieure chauffée et un spa. À Doazit, L’Horizon des Landes propose des chambres d’hôtes, un meublé et un accueil de camping-cars, dans une propriété avec une mini-ferme. Les deux figurent dans les rubriques « Où dormir » des circuits « Grands noms du foie gras français » et « Fermes avec vue ».
Château d’Arche d’Aure
880 route de la Vallée d’Aure, 40380 Vicq-d’Auribat
L’Horizon des Landes
1455 route de Hagetmau, 40700 Doazit
Merci à Landes Attractivité pour l’invitation, à Marilys pour son accueil autour du Tourisme Gourmand, ainsi qu’aux offices de tourisme et aux personnes qui nous ont accompagnés à chaque étape de ce séjour.

J’espère que cet itinéraire vous donnera envie de prendre les petites routes de Chalosse et de faire quelques détours avant de rejoindre Dax ! Et si vous avez vous aussi de bonnes adresses dans ce coin des Landes, n’hésitez pas à les partager en commentaire.
Crédits photos : Nicolas Diolez Photos non libres de droits, autorisation du photographe obligatoire avant toute utilisation